Audit gratuit : comment ça marche, qu'est-ce qu'on regarde
« Audit gratuit » sonne souvent comme un piège commercial. Voici exactement ce qu'on regarde, ce qu'on vous remet, et ce qu'on ne fait pas. Sans engagement.
« Audit gratuit » : deux mots qui sentent parfois l’appât. On vous offre un diagnostic, et au bout, on découvre qu’il s’agissait surtout de vous vendre quelque chose. Comme on en propose un, autant être transparent sur ce qu’il contient vraiment — et sur ses limites.
Ce qu’on regarde concrètement
Un audit utile ne se contente pas de dire « votre site est joli » ou « il faut tout refaire ». Il regarde des choses précises :
1. La visibilité locale. Est-ce que vous ressortez quand on tape votre métier + votre ville ? Où ? Et surtout : qui est devant vous, et pourquoi. C’est souvent le plus révélateur.
2. La fiche Google Business. Existe-t-elle, est-elle complète, optimisée, alimentée en avis ? Pour une activité locale, c’est parfois plus déterminant que le site lui-même.
3. La vitesse. Combien de temps votre site met à s’afficher, surtout sur mobile. Un site lent perd des visiteurs avant même de se charger (voir un site rapide convertit mieux).
4. Le parcours vers le contact. Est-ce qu’un visiteur trouve facilement comment vous joindre, réserver, demander un devis ? Les frictions invisibles coûtent des clients.
5. Les concurrents directs. Deux ou trois concurrents sur votre zone : ce qu’ils font mieux, leurs failles, leur positionnement. C’est ce qui rend le diagnostic actionnable plutôt que théorique.
Ce qu’on vous remet
Pas un PDF de 40 pages illisible. Une synthèse claire : où vous en êtes, ce qui cloche en priorité, et ce que vous pouvez faire — y compris des choses sans nous. Un bon audit doit vous être utile même si vous ne travaillez jamais avec celui qui l’a fait.
Le piège du faux audit
Méfiez-vous de deux variantes malhonnêtes :
- L’audit-catastrophe. Tout est rouge, tout est urgent, tout est grave — pour vous pousser à signer dans la panique. Un audit honnête hiérarchise : ce qui est vraiment important, ce qui peut attendre, ce qui va déjà bien.
- L’audit automatique déguisé. Un outil génère un rapport générique en trente secondes, on colle votre logo dessus, et on appelle ça un audit. Aucune analyse humaine de votre situation réelle.
Pourquoi c’est gratuit (la vraie raison)
Soyons clairs sur notre intérêt, parce qu’il y en a un. Un audit gratuit, c’est notre façon de montrer comment on travaille avant que vous nous payiez quoi que ce soit. Si le diagnostic vous est utile et qu’on vous a paru sérieux, vous penserez à nous le jour où vous voudrez agir. Si vous prenez nos conseils et faites le reste ailleurs (ou vous-même), c’est de bonne guerre.
Ce n’est donc pas de la charité, c’est une mise en relation honnête. La différence avec un faux audit, c’est qu’on assume de vous donner de la valeur même si vous ne signez pas.
Le débat : un audit gratuit peut-il être objectif ?
Question légitime : comment un audit fait par une agence qui vend des sites pourrait-il conclure autre chose que « il vous faut un nouveau site » ? La réponse honnête : il faut accepter que le biais existe. Notre garde-fou, c’est qu’on refuse les projets qui n’ont pas de sens — et donc qu’un audit peut très bien conclure « votre site va bien, gardez-le, optimisez juste votre fiche Google ». Si vous voulez un avis 100 % neutre, croisez deux audits de deux prestataires différents. C’est même conseillé.
Ce qu’on ne fait pas
On ne vend pas vos coordonnées. On ne vous harcèle pas au téléphone. On ne vous fait pas de devis surprise. Vous demandez l’audit, on le fait, on vous le remet. La suite vous appartient.
Voir aussi : les 7 questions à poser à une agence et quand un site devient rentable.